• Chers amis

    Vous m'êtes précieux. Sans vous, la vie sur Terre serait moins attrayante, et mes journées me paraîtraient grises et stagnantes. Vous me redonnez l'élan pour sortir de cette léthargie.

    Vous me dites que je fais des progrès? Oui, peut-être... c'est vrai. J'ai ce qu'il me semble être des bribes de souvenirs mais j'ai encore du mal à les rassembler pour en faire quelque chose qui se tienne. Le récit de ma vie est loin d'être achevé. Je comble les vides comme je peux.

    Et mon corps semble toujours refuser de se manifester. À ma connaissance, rien en moi n'a bougé.

    Je ne sais pas quel âge j'ai, mais je sens que je n'ai plus l'innocence de la jeunesse. Quelques printemps ont dû passer.

    Je ne suis pas certaine non plus de savoir qui est parti. Je crois que c'est moi qui suis partie. Je me suis poussée de lui.

    Je ne veux plus de robe mauve. J'en veux une toute autre. D'une couleur distincte. Peut-être une rouge. L'autre était tachée.

  • Commentaires

    1
    lechantdupain
    Dimanche 9 Octobre 2005 à 00:44
    Robe ?
    Votre vigilence revient puisque vous vous intéressez aux robes et donc à l'extérieur que vous voulez donner de vous. Pour un être humain, cette apparence est importante car elle permet de donner asile au contenu, de donner contour au vide. Vos mots m'interpellent : "Je me suis poussée de lui". Alors me vient cette question, une poussée est d'origine extérieure. Y avez-vous réfléchi ? Pour vous tenir compagnie, sachez que les arbres prennent la couleur de l'automne, l'or, le jaune et le pourpre, parent leur frondaison. Peut-être vous en souvenez-vous.
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